La mobilité : une solution pour accroitre les chances d’insertion professionnelle des apprentis

La mobilité, une solution envisagée par les apprentis pour accroître leurs chances d’insertion

« L’apprentissage a répondu aux attentes des apprentis pour 89,7% d’entre eux. » Tel est l’un des enseignements tirés de l’enquête nationale du Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP).

L’association nationale, professionnelle et paritaire, a interrogé les 65.000 apprentis en formation de son réseau, « afin de mieux identifier leur motivation mais aussi leur sentiment et leur aspiration à l’entrée, au cours et postérieurement à leur parcours de formation en apprentissage », a indiqué Daniel Munoz, directeur de la formation du CCCA-BTP.

 

Après l’obtention de leur diplôme, souligne l’enquête, « 39,7% des jeunes comptent trouver un emploi, et 40% souhaitent continuer leur formation dans le BTP en apprentissage : pour 42,5% d’entre eux pour avoir plus de chance de trouver un emploi qui leur convienne et pour 67,9% pour se spécialiser dans le métier ».

Par ailleurs, « 67,3% envisagent, à l’issue de leur formation, de travailler dans le BTP, 57% sont prêts à partir dans une autre région pour y trouver du travail et 46,7% sont prêts à partir pour l’étranger ». Daniel Munoz a souligné « cette mobilité des apprentis pour trouver un emploi alors même que le discours ambiant tend à insister sur une nécessaire proximité du lieu de travail ». De son côté, Gilles Moreau, sociologue à l’université de Poitiers, a confirmé que « plus d’un jeune sur deux, et ce dès le CAP, intègre l’idée de la mobilité dans la réalisation de son projet professionnel ».

 

Au sujet du CAP, a-t-il ajouté, « sa valeur diffère selon les branches mais dans le bâtiment, il reste associé au bac pro ». Un autre enseignement de l’enquête concerne la vie et la formation en entreprise. Malgré certaines difficultés, « 60% des apprentis disent avoir cherché leur entreprise d’accueil eux-mêmes et 47% par le biais d’un proche ». En majorité (94,1%), ils estiment avoir été bien accueillis à leur arrivée dans l’entreprise et ils jugent bonnes les relations avec leur maître d’apprentissage (89,7%) et avec les autres ouvriers (92,4%). D’après 58,5% des apprentis, ce qui est indiqué dans le livret d’apprentissage (support de liaison entre l’entreprise et le CFA) est « au moins pris en compte de temps en temps dans l’entreprise ». « Depuis le début de la crise, note l’association nationale, on constate un durcissement dans la recherche d’un maître d’apprentissage en entreprise. L’enquête révèle que 37,8% des apprentis disent que la recherche s’est avérée difficile. Les difficultés croissent avec l’élévation du diplôme, révélatrices en cela des besoins limités des entreprises. »

 

 

Le quotidien de la formation, n°2010, 05/09/2013

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