L’entreprise, point clé du développement de l’apprentissage

Le nombre de jeunes en apprentissage diminue. Il est sont redescendu en dessous de la barre des 250 000 jeunes, alors que le gouvernement souhaitait atteindre l’objectif des 500 000 en 2017 !

Dans une étude réalisée pour le compte de la DGEFP, le Céreq (Centre d’études et de recherche sur l’emploi et les qualifications) s’est attaché à “identifier les freins au développement de l’apprentissage, tout comme les marges de progrès”… et redécouvre que le point clé est et reste l’entreprise. Une réalité qu’il vaut mieux ne pas ignorer si on veut réellement développer les formations duales dans notre pays.

 

De nombreux acteurs régionaux interrogés le rappellent : “L’entreprise est le point crucial de l’apprentissage” et “le développement de l’apprentissage ne se décrète pas ; l’apprentissage repose sur un contrat de travail et on ne peut pas forcer les entreprises à le signer”.

Cette variable constitue donc le frein essentiel, quand les entreprises n’ont pas de perspectives économiques. “Les pouvoirs publics, cite l’enquête, sont centrés sur le problème des places non pourvues en centres de formation d’apprentis (CFA). C’est une erreur ! Le bon critère, c’est l’offre de contrats non pourvus. Il faut partir des besoins du terrain. On peut ouvrir une section de 52 places, mais s’il n’y a que trois entreprises qui offrent des contrats, il n’y aura jamais plus de trois contrats !” 

De plus, il faudrait prendre en compte que l’apprentissage n’est pas un instrument de lutte comme le chômage des jeunes : c’est, avant tout, un instrument de formation et de qualification des jeunes.

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