Remise des prix – 10èmes Victoires de l’AMEF

Paris, 5 décembre 2016


Voici donc arrivé le moment que vous attendez tous : la remise des 10 èmes Victoires de l’AMEF.

Pour marquer le 10ème anniversaire de ses Victoires, l’AMEF a voulu récompenser des jeunes et des moins jeunes volontaires et déterminés qui ont eu le courage et le mérite de « se prendre en mains « , pour pouvoir exercer le métier de leur choix, de leur désir, sinon de leur rêve.

Et, les résultats – et quels résultats – sont là ! C’est très réconfortant parce que ça montre que beaucoup de jeunes, et de moins jeunes d’ailleurs, remplissent ces critères et ont su mobiliser leurs forces pour avancer dans leur vie.

J’ai le plaisir de vous annoncer que le jury de l’AMEF a décidé pour ces 10èmes Victoires, de décerner 10 prix. Nous avons donc 10 lauréats.

Et sans plus attendre, je demande à Monica Visinoni, qui est responsable des Victoires de l’AMEF depuis 10 ans, de passer au podium et de nous raconter tout cela.

 

10victoires12Monica Visinoni :

Bonsoir,

Comme annoncé par Louis Burgay, nous allons passer
maintenant à la remise des Victoires de l’AMEF 2016

 

En commençant par le Prix Carrière qui récompense un parcours méritant de reconversion.

 

Louis Burgay:

Le jury de l’AMEF a décerné ce prix à deux candidats que j’invite à nous rejoindre sur scène :

Nicolas Pouvreau et Jean-Baptiste Gournay, accompagnés par François Butet, Vice-Président de l’AMEF, qui leur remettra leur prix.

Monica Visinoni :

Nicolas Pouvreau, après 20 ans passé dans l’armée et dans l’impossibilité de continuer une carrière dans cette même voie, a dû envisager une reconversion dans un secteur qui l’attirait depuis déjà un certain temps : celui de la banque et de la finance. Ne pouvant pas compter sur un accompagnement de l’armée dans le cadre de cette démarche, il a dû avancer en se prenant en main.
Ayant arrêté les études en 3ème , il a dû commencer par des remises à niveau et continuer étape par étape un cheminement qui se poursuit actuellement par la préparation d’une Licence Pro assurance banque finance en alternance à la BRED Banque Populaire dans le cadre du « Parcours Phoenix » de l’Université Paris la Sorbonne.
Un pas de plus dans la réussite de sa reconversion dans un secteur d’activité qui le passionne !

 

Jean Baptiste Gournay, après une carrière de journaliste dans la presse magazine, a décidé de se reconvertir et de devenir psychologue. Il connaissait déjà bien le secteur social pour avoir exercé au début de sa vie professionnelle le métier d’éducateur et pris des responsabilités au sein de plusieurs associations. C’est d’ailleurs cette proximité avec des personnes en difficulté qui a suscité sa réflexion et l’a poussé à faire « le grand saut ».
Son nouveau parcours de formation réussi, il a été ensuite confronté au fait que les débouchés pour les psychologues débutants étaient très limités.
C’est pourquoi il a décidé de créer son propre cabinet pour lequel il a vite eu pas mal de patients grâce aussi à sa connaissance de la langue des signes française. Aujourd’hui il exerce dans trois lieux différents, entre salariat et activité indépendante, et reçoit des patients de 4 à 65 ans, ce qui est passionnant et le rend à juste titre fier de son parcours !

Voici pour Jean-Baptiste et Nicolas la Victoire de l’AMEF, le diplôme et le chèque correspondant à ce prix, que leur remet un de nos deux Vice-Présidents de l’AMEF, François Butet.

Je rappelle que cette Victoire de l’AMEF est une statuette qui symbolise l’alliance des 3 partenaires, l’apprenant, le tuteur et l’accompagnant ou le maître d’apprentissage unis pour la réussite de leur projet.

 

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Louis Burgay :

Nicolas, votre impression sur ce prix

 

Nicolas Pouvreau

Merci beaucoup à l’AMEF.
Je suis ravi ; j’ai été très étonné tout d’abord mais en fait je suis très content d’être là. Je veux dire merci à la Bred qui m’a permis de monter ce projet.
Merci encore.

 

L. B. :

Ce prix, c’est quoi pour vous Jean Baptiste ?

Jean Baptiste Gournay

C’est un grand plaisir de le recevoir…

Je remercie l’AMEF, je remercie aussi mon entourage de ses encouragements.

Je m’occupe de la génération Z+1 : c’est sûr, elle sera très, à l’aise avec le digital. Il y a pleins d’applications psychologiques passionnantes parce que ça déplace les frontières de l’intimité évidemment. Je lisais dans « le monde » récemment que les métiers d’avenir étaient les psychologues et les développeurs, c’est dire…

 

Monica Visinoni :

On les applaudit bien fort.

les lauréats regagnent leur place, accompagnés par le « jingle » de la soirée.

 

M. V. :

Nous allons passer maintenant à la remise du Prix « Dépasser le handicap » visant à récompenser un candidat en situation de handicap ayant réussi à trouver sa voie.

 

Louis Burgay :

Le jury de l’AMEF a décerné ce prix à deux candidats que j’invite à nous rejoindre sur scène : Dounia Dupuis et Cyrille Treillard, accompagnés par Eric Bonsch, Administrateur de l’AMEF, qui leur remettra leur prix

 

M. V. :

Dounia Dupuis incarne un exemple de ténacité et de combativité, qualités qui lui ont servi pour vaincre les difficultés de la vie liées à son handicap mais aussi à un parcours scolaire difficile depuis le CP : elle a dû s’accrocher à chaque étape pour arriver là où elle est aujourd’hui.
En effet, après une forte déception liée au fait de devoir arrêter une formation en cours depuis plusieurs années à cause de son handicap, Dounia a su trouver la force de rebondir et d’entamer un nouveau parcours qui la motive et la passionne.
Actuellement en deuxième année de BTS Négociation Relation Clients en alternance entre le CFA Stephenson et l’entreprise Orange, elle s’épanoui pleinement.
Sa motivation aujourd’hui ? Réussir son BTS et prouver que le handicap n’est pas un frein insurmontable dans la réussite !

 

Une pugnacité et une motivation sans limites et un entourage sans faille ont permis à Cyrille Treillard de réussir une reconversion rendue inévitable après un accident du travail et de passer du métier de paysagiste à celui d’informaticien.
Comme il le dit lui-même, son parcours montre que « Tout est possible quand on le veut vraiment et qu’on est bien soutenu ». Bien entendu, cela demande des choix parfois difficiles et des sacrifices sur le plan aussi bien professionnel que personnel.
Malgré les difficultés, Cyrille a pu, année après année, construire et orienter son parcours en tenant aussi compte du marché du travail et de ses opportunités.
Aujourd’hui Ingénieur des Systèmes d’Information et Communication, il travaille au sein du Ministère de l’Ecologie : quel beau parcours !

 

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L.B. :

Dounia, cette Victoire de l’AMEF récompense votre mérite, très bien expliqué dans la vidéo jointe à votre dossier et que tous pourront voir sur le site de l’AMEF. Votre impression ?

Dounia Dupuis:

Je suis contente de recevoir ce prix. C’est

vrai que je me bats depuis que je suis petite ; j’ai eu la chance de pouvoir rebondir après plusieurs problèmes en intégrant le CFA Stephenson où j’ai été accueillie à bras ouverts.
Au-delà de cette chance, je dis que « quand on veut, on peut ». C’est, en tous cas, ma devise dans ma vie.

 

L.B. :

Cyrille votre ressenti ce soir ?

 

Cyrille Treillard

Je suis très fier, je pense qu’aujourd’hui ma collègue ici présente, et d’autres personnes, peuvent dire que l’on n’a pas de limite.
J’ai bien l’intention de continuer d’autres études, faire un doctorat, pourquoi pas ?
Malheureusement aujourd’hui le marché du travail nous impose d’avoir des diplômes en France, donc il ne faut pas hésiter à en passer à les faire valider.
Un grand merci à mon entourage à l’association « A talent égal » qui m’a beaucoup aidé dans ma reconversion

 

M.V. :

La Victoire de l’AMEF, le diplôme et le chèque correspondant à ce prix.

Nous pouvons les applaudir.

 

Monica Visinoni :

Nous allons passer maintenant à la remise du Prix « Génération Femme » qui récompense une femme ayant réussi son parcours dans un métier réputé masculin.

Louis Burgay :
Le jury de l’AMEF a décerné ce prix à deux candidates que j’invite à nous rejoindre sur scène : Mathilde Gouttenoire et Jessica Tardieu, accompagnées par Pierre Khoury, qui leur remettra leur prix.

 

M. V. :
Mathilde Gouttenoire, avec ses 18 ans, est la benjamine de nos lauréats : mais son jeune âge va de pair avec une grande maturité et une forte détermination. Elle a fait le choix de s’orienter dans un secteur réputé à 100 % masculin, la mécanique, et plus spécialement la maintenance du matériel agricole : un choix dans lequel sa vocation personnelle a rejoint la tradition familiale.
Jeune femme dans un monde d’hommes, elle a dû constamment faire ses preuves, en cumulant la participation à des concours (souvent remportés) pour asseoir sa légitimité et obtenir la reconnaissance de tous ses interlocuteurs : camarades d’école, collègues, employeurs, clients…
Ce soir c’est sa ténacité et sa détermination que l’AMEF a souhaité primer, qualités qui ont permis la réussite dans un parcours dont la dernière étape en cours est la préparation d’un BTS en alternance entre la MFR de Sorigny (Inde et Loire) et l’entreprise New Holland (dans l’Essonne) loin de son Rhône natal.

Elle ne sait pas encore si elle reprendra l’entreprise familiale de travaux agricoles mais elle poursuit son parcours avec énergie et détermination !

Le parcours de Jessica Tardieu est celui d’une jeune femme en reconversion. Après avoir abandonné ses études au lycée, elle a intégré le secteur de la restauration rapide dans lequel elle a réussi et a gravi rapidement plusieurs échelons.
Des raisons personnelles et familiales l’ont poussée à reprendre ses études à 23 ans pour suivre sa vraie passion, l’aménagement paysager et en faire son métier. C’est ainsi qu’elle a préparé et réussi un BAC Pro dans l’aménagement paysager, un secteur qui reste encore très masculin et nécessite de bonnes capacités physiques.
Ayant effectué son apprentissage pendant deux ans à la Ville de Paris, elle passe actuellement les concours pour être titularisée et entamer une nouvelle étape dans son parcours professionnel et personnel.
Nous souhaitons une bonne continuation à cette jeune femme à qui volonté et persévérance ont permis de réussir malgré les difficultés !

 

Monica Visinoni

Voici pour Mathilde Gouttenoire et Jessica Tardieu la Victoire de l’AMEF, le diplôme et le chèque correspondant à ce prix.

 

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L.B. :
Mathilde ce prix c’est seulement un de plus pour vous ce soir ?

Mathilde Gouttenoire :

Oui et non, mais c’est quand même un métier d’homme fait par une femme, c’est important pour moi.

 

L.B. :
Jessica vos accompagnants des Apprentis d’Auteuil doivent être très fiers de vous ce soir que vous inspire cette Victoire de l’AMEF ?

 

Jessica Tardieu :

Je suis très fière de ce prix …
excusez-moi, je ne suis pas très bavarde… mais heureuse !

 

M.V. :

On les applaudit très fort

Nous allons passer maintenant à la remise d’un Prix spécial, le Prix AETL.

L’AETL est depuis plusieurs années un partenaire assidu et constant de l’AMEF. Plusieurs de ses membres ont reçu une Victoire de L’AMEF au cours des 10 dernières années.
C’est pourquoi l’AETL a tenu à marquer ce 10ème anniversaire des Victoires de l’AMEF en offrant ce Prix.

Un prix que le jury de l’AMEF a décerné à Frédéric Delerce que j’invite à nous rejoindre sur scène, accompagné par Daniel Petit, Président de l’AETL.

 

Monica Visinoni :

Frédéric Delerce, victime d’un accident du travail en 2014, suivi d’une longue période de rééducation, a choisi de reprendre des études en alternance avec pour objectif une reconversion au sein de son entreprise pour continuer son parcours dans un secteur, celui du transport, qui le passionne depuis toujours.
Rien n’a été facile pour cet homme qui a dû se battre à la fois pour faire accepter son projet à son entreprise mais aussi contre lui-même et la tentation de baisser les bras.
En effet, cela n’a pas été facile de retourner sur les bancs d’école après 20 ans de la fin de ses études, entouré de camarades bien plus jeunes que lui ; ni d’accepter son changement de statut au sein de l’entreprise, de passer de formateur à élève et de devenir un « simple » stagiaire.

Face à ces difficultés, Frédéric aurait pu choisir la facilité, quitter son entreprise avec un chèque et ne pas décider de se battre pour y retrouver une place : mais c’est un vrai battant et il l’a démontré !
Après avoir réussi une formation diplômante en alternance pour devenir Responsable Production Transport et Logistique, il est parti pour un nouveau combat : continuer à se former pour obtenir un Master 1 Responsable d’Exploitation !

Voici pour Frédéric Delerce la Victoire de l’AMEF,
le diplôme et le chèque correspondant à ce prix.

 

Daniel Petit

Merci Monsieur Burgay. Bonsoir à tous. D’abord je voudrais remercier notre marraine Irène Guillaume qui nous a permis d’intégrer votre association. C’est avec grand plaisir ce soir que suis à côté de vous.
A l’association AETL (association des anciens élèves acteurs du transport et de la logistique), nous mettons en relation des jeunes et des entreprises à travers les activités

que nous menons dans différents métiers. Nous faisons en sorte que les jeunes soient en réseau avec les entreprises à travers des ateliers, des conférences, des formations, et….

notre mission, informer les jeunes sur les métiers du transport et de la logistique, est très proche de celle de l’AMEF mais limitées aux activités qui ont mauvaise presse  « on détruit les routes, on pollue… » donc, c’est très difficile même si nous utilisons aussi le digital et le numérique et si il y a de plus en plus de carrières au niveau international. Mon Vice-Président, Olivier Weittig, qui est dans la salle et au groupe GEFCO, recrute beaucoup de jeunes qui trouvent leur place à l’international.

 

Louis Burgay :

Frédéric votre impression ce soir en recevant ce prix ?

 

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Frédéric Delerce :
Je suis très fier de mon parcours. Je remercie l’AMEF et l’AETL mais aussi l’apprentissage. Je suis dans une grosse société et la DRH ne savait pas que je faisais une reconversion ; il a fallu que j’aille chercher les informations et la formation en apprentissage moi-même.

J’avais quitté mes études il y a 20 ans. Il a fallu que je retrouve mon métier tout seul. Je suis fier d’y être arrivé par l’alternance.

 

Louis Burgay :

Encore bravo !
Je disais tout à l’heure qu’il y avait encore beaucoup de frein à faire sauter pour l’apprentissage …

Je voudrais aussi vous dire que, pour ces 10èmes Victoires l’AMEF a reçu beaucoup de dossiers de candidature.

Le Jury a sélectionné 10 lauréats pour ce 10è anniversaire et donc a dû en écarter un certain nombre.

Mais il y a 4 candidats qui ont particulièrement retenu l’attention du jury même s’ils n’ont pas pu être primés ce soir.

Je voudrais les nommer. Il s’agit de

Céline Debruge et Jean-Baptiste Delmas qui ont suivi le même parcours de reconversion que Nicolas Pouvreau, le « Parcours Phenix » de l’Université Paris la Sorbonne, dans le cadre d’une alternance à la BRED ;

Alexandre Zabulon, qui a créé son entreprise dans le secteur du transport ;

et Léa Medjaoued, qui a choisi le métier de tailleuse de pierre et a été accompagnée par les Apprentis d’Auteuil.

 

Monica Visinoni :

Nous allons passer maintenant à la remise du Prix « Coup de Coeur » qui récompense un parcours et une réussite exemplaires.

 

Louis Burgay
Le jury de l’AMEF a eu, en fait, deux coups de cœur et a décerné ce prix à Sabrina Belkhiri et Fatima Boukaddour que j’invite à nous rejoindre sur scène accompagnées par Patrick Meillon, Vice Président de l’AMEF, qui leur remettra leur prix.

 

Monica Visinoni :

Le parcours de Sabrina Belkhiri est un exemple de double réussite : celui d’une jeune femme dans le transport et la logistique, des secteurs d’activité encore très masculins. Mais aussi d’une réussite professionnelle dans un monde dit « impitoyable », celui des services commerciaux.
On peut dire que cette jeune femme n’a pas choisi la facilité !
En effet, pas facile de faire sa place et de se faire respecter quand on est jeune et femme. Mais, comme elle le dit elle-même «  être la seule femme d’un service peut permettre de s’affirmer d’avantage et de bénéficier d’être une exception ».
Elle a ainsi appris dans le temps à s’affirmer en prouvant ses compétences professionnelles et ses qualités d’écoute.
L’obtention des 3 diplômes préparés et la signature d’un CDI chez Geodis, viennent récompenser à juste titre ce parcours exemplaire !

Après un mariage forcé au Maroc à l’âge de 16 ans et la naissance de deux enfants, Fatima Boukaddour avait le choix (je cite ses propres mots) entre « se laisser enfermer dans une vie que d’autres avaient choisi pour elle ou se battre, prendre une revanche sur la vie et essayer de bâtir un autre avenir ».
De retour en France sans diplôme ni qualifications, elle a réussi son intégration dans le monde du travail et a pu reprendre complètement sa vie en main. Mais un accident du travail l’a mise face à un nouveau choix : continuer d’enchainer des métiers sans qualification ou s’engager dans un parcours de formation.
C’est cette deuxième voie qu’elle a choisi en dépassant des nombreuses difficultés grâce à sa persévérance et au soutien des équipes pédagogiques qui l’ont accompagnée.
Aujourd’hui cette femme tenace et ambitieuse travaille dans la gestion immobilière tout en préparant son bac professionnel en alternance : que de chemin parcouru en 15 ans par cette battante qui (je cite encore une fois ses propres mots) « puise son énergie dans son expérience de vie et comme une revanche ou une deuxième chance » !

Voici pour Sabrina Belkhiri et Fatima Boukaddour la Victoire de l’AMEF, le diplôme et le chèque correspondant à ce prix.

 

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L.B. :
Votre réaction à ce coup de cœur Sabrina ?

 

Sabrina Belkhiri

Tout d’abord je tiens à vous remercier, je suis très contente, je suis très étonnée d’être parmi les « Coups de cœur ».
C’est le résultat de beaucoup de travail et d’un éloignement familial également. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont accompagnée tout au long de mes formations

 

L.B. :
Et vous, Fatima, votre réaction par rapport à ce qui a été dit et qui n’est rien par rapport à tout ce que vous nous avez raconté ?

 

Fatima Boukaddour

Je suis très agréablement surprise également. Je crois que quand il y a la volonté, on peut supporter beaucoup de choses. Je tiens à remercier mon mari qui a toujours cru en moi qui m’a soutenu, mes enfants, ma famille.
Un grand merci également à Monsieur Ganneron qui a su me faire confiance lorsque je n’avais aucun niveau. Il participe, avec beaucoup de générosité et de patience à mon Bac Pro. J’ai autour de moi une « équipe pédagogique formidable qui me donne confiance en moi et qui me permet de progresser. C’est vrai que c’est vraiment une belle revanche.

 

M. V. :

Nous pouvons les applaudir encore une fois on a eu raison d’avoir ces coups de cœur.

Monica Visinoni :

Nous arrivons au 10ème et dernier Prix de ces 10èmes Victoires de l’AMEF. C’est le Prix Anniversaires

 

Louis Burgay :

C’est un prix qui marque un double anniversaire, ce qui vous explique qu’« anniversaires » comporte un S à la fin.

Il symbolise, en effet :

– d’une part, le 10ème anniversaire des Victoires de l’AMEF. Des Victoires qui pendant 10 ans ont récompensé les jeunes qui ont réussi leur insertion professionnelle après une formation en alternance ;

– et, d’autre part, les 150 ans de l’un de nos partenaires et non des moindres, les Apprentis d’Auteuil.

Le choix du lauréat de ce prix s’est imposé à notre jury car il est emblématique, d’une part, des lauréats qui l’ont précédé à ces Victoires de l’AMEF par son parcours, sa formation en alternance et sa réussite professionnelle, mais, d’autre part, parce qu’il est aussi emblématique de l’accompagnement permanent des Apprentis d’Auteuil.

Mais dans ce cas, c’est encore mieux : le parcours exceptionnel de notre lauréat a été réalisé dans le cadre d’un partenariat original entre les Apprentis d’Auteuil et le groupe Bergerat Monnoyeur.
Tout à l’heure Gérard Cherpion disait qu’il est assez facile, quand on le veut, et à condition que tout le monde s’y mette, de créer des formations spécifiques. Quand il y a la demande, on peut créer une formation adaptée.
Le groupe Monnoyeur avait besoin de gens qualifiés mais il n’y avait pas de formation répondant à leurs besoins. Avec les apprentis d’Auteuil ils ont créé une formation et ont formés plusieurs jeunes dont un est « sorti du lot » et c’est notre lauréat.
Ce lauréat n’est donc pas issu du digital et n’est pas virtuel. C’est un jeune qui n’a que 19 ans et que j’ai le plaisir d’appeler sur cette estrade, c’est Godefroy Billard.

Je remercie aussi Monsieur Nicolas Truelle, Directeur Général d’Apprentis d’Auteuil et Monsieur Baudoin Monnoyeur, PDG du Groupe Bergerat Monnoyeur de venir avec lui.

 

 

Monica Visinoni :

Le parcours de Godefroy Billard constitue un exemple emblématique de réussite dans le cadre des dispositifs d’accompagnement et de formation mis en place au fil des décennies par les Apprentis d’Auteuil.
Après avoir arrêté ses études en seconde, il présente sa candidature à un programme de formation (le projet Turbo) développé en partenariat entre le groupe Bergerat Monnoyeur et les Apprentis d’Auteuil, dans lequel il est accepté avec 15 autres camarades.
Un véritable défi pour ce jeune homme attiré par la mécanique mais un peu effrayé par sa complexité. Grâce à la formation dispensée et à l’accompagnement de ses tuteurs, il a pu prendre peu à peu confiance en lui, ce qui lui a permis d’obtenir d’excellents résultats.

En effet, à l’issue de son parcours, il a fait partie des 5 jeunes qui ont obtenu l’ensemble des titres présentés, et le groupe Bergerat Monnoyeur a souhaité l’embaucher dans l’une de ses filiales, Eneria.

Au vu de ses qualités, prouvées au quotidien dans l’entreprise, son DRH lui a proposé ensuite de poursuivre avec la préparation d’un BTS en alternance : et voici Godefroy parti pour une nouvelle aventure !

Louis Burgay

Je vous remercie, Monsieur Truelle, d’avoir bien voulu accepter d‘être présent ce soir parmi nous.
J’aimerais que vous nous disiez quelques mots sur cette belle œuvre des Apprentis d’Auteuil.

Nicolas Truelle

Merci ; Effectivement, les Apprentis d’Auteuil ont 150 ans cette année, 150 ans de mains tendues. On commence par la crèche jusqu’à l’insertion professionnelle.

Mains tendues à des jeunes confrontés à des difficultés de toute nature, familiale, économique, apprentissage, comportemental, on a parlé, de savoir être et d’apprentissage de la relation…
Les histoires ont changé en 150 ans mais il y a une certaine continuité, il y a un certain nombre de choses qui ne change pas. Il s’agit d’accompagner, de personnaliser.
C’est cela qui est extraordinaire dans le projet Turbo : il s’agit d’une alliance entre les entreprises et les jeunes eux-mêmes.
Je pense que c’est ça la beauté de ce qui se passe actuellement, et qui continue, c’est qu’on arrive à faire une réelle alliance, contrairement à ce que l’on nous dit, entre les centres de formation et les entreprises.

 

Louis Burgay :

Monsieur Monnoyeur, merci de nous dire pourquoi vous êtes venu dans cette galère et que vous inspire cette remise du prix de l’AMEF à Godefroy ?

 

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Baudoin Monneyeur :

Avant qu’on écoute Godefroy je voulais simplement dire que nous n’avons pas 150 ans mais le groupe a 110 ans cette année. Nous sommes une entreprise commerciale dans la mécanique traditionnelle dans laquelle le digital est de plus en plus notre quotidien.

Un mot a retenu mon attention tout au long du débat, c’est le mot « sens ». Essayons tous, et en particulier avec les Apprentis d’Auteuil pour lesquels nous avons une admiration sans borne, de donner du sens, de développer du sens à nos actions.
Quand on y arrive, c’est formidable parce que, de temps en temps, une entreprise moyenne de 5000 personnes comme notre groupe arrive à donner envie à des jeunes, non seulement de se développer, mais aussi de donner autre chose d’eux professionnellement mais aussi humainement.

Merci : merci aux Apprentis d’Auteuil, merci à l’AMEF.

 

Louis Burgay 

Godefroy quelle est ton impression avant que notre ami Gérard Cherpion te remette ton prix ?

 

Godefroy Billard :

Que dire ? Merci aux Apprentis d’Auteuil de m’avoir donné ma chance. Qui aurait cru que le jeune garçon assis dans sa chambre allait pouvoir atteindre le BTS ?

 

Louis Burgay 

C’est à notre ami Gérard Cherpion, qui a fait énormément de choses avec les Apprentis d’Auteuil dans son Grand Est, de remettre à Godefroy la Victoire de l’AMEF, le diplôme et le chèque correspondant à ce prix.

Je rappelle que Gérard était ce matin avec 107 centres d’apprentissage du Grand Est à Strasbourg

Nous sommes arrivés à la fin, ou presque, de cette soirée.

Gérard Cherpion, vous avez suivi les différentes phases et les différents échanges de cette soirée, merci de nous dire ce que vous en avez retenu.

 

Gérard Cherpion :

écoutez, cher ami Louis, c’est vraiment un plaisir et, quelque part, une récompense.
Parce que l’on se rend compte qu’à travers tous ces parcours, tous différents, que lorsqu’il y a la volonté d’agir, lorsqu’il y a une envie de participer, lorsqu’il y a une rencontre avec des tas d’acteurs différents, avec les Apprentis d’Auteuil, avec évidemment l’entreprise, les entreprises, il y a réussite.
La réussite est dû non pas aux acteurs eux-mêmes mais aux jeunes, ou aux moins jeunes, dans le cadre de leurs formations et/ou reconversions.
Le mérite leur revient à eux et nous sommes là pour les encadrer pour leur apporter cet accompagnement nécessaire à des moments qui ne sont pas faciles dans la vie pour des raisons personnelles ou, comme ça l’a été dit tout à l’heure, pour des raisons familiales ou des raisons d’accident.
Je crois qu’aujourd’hui avec cette remise de prix nous avons la démonstration que l’alternance fonctionne quand on le veut, que l’alternance est une voie de réussite, d’excellence,
que l’alternance permet de s’élever aux différents niveaux et que ce que l’on appelle « l’ascenseur social » existe même si c’est plutôt un escalier social qu’il faut gravir.

C’est à nous de le conforter et de donner toutes les possibilités pour que tous, jeunes et moins jeunes puissent retrouver dans notre pays, dans notre société, la place qui doit être la leur celle de femmes et d’hommes qui se tiennent debout.

 

Louis Burgay :

Merci Gérard.

Maintenant, pour terminer cette soirée, je remercie notre Présidente-Fondatrice Nicole Catala Ancien Ministre qui a œuvré pour la formation professionnelle de nous rejoindre sur scène sous vos applaudissements.

Chère Nicole, si l’AMEF en est là aujourd’hui c’est grâce à vous qui l’avez fondée et soutenue avec une conviction et une détermination inébranlables.
Nous voulons tous vous en remercier ce soir à l’occasion de ce 10 ème anniversaire de nos Victoires.

 

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Louis Burgay :

Je demande à tous les orateurs, aux personnalités qui ont remis des prix, et à tous les lauréats de ce soir, de nous rejoindre sur scène pour la traditionnelle photo de famille.

Merci aussi à ceux qui ont oeuvré plus ou moins dans l’ombre pour organiser cette soirée: Monica, Ludovic, Poérava, Charles, Danièle et Yvette, de se joindre à nous.

Il me reste à vous donner rendez-vous l’année prochaine pour fêter les 30 ans de l’AMEF !

En attendant, je vous donne tous immédiatement rendez-vous au cocktail dans la salle en sortant.

Merci à tous de votre présence.

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